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Maty Paper Collage Art

Découvrez Maty, artiste parisienne spécialisée dans les collages surréalistes qui mélangent différents univers que vous pouvez découvrir dans sa première collection, Season 1.

Maty Ndiaye Alisevich

 

Avec plusieurs années de recul, je m’aperçois que les inspirations qui m’ont toujours animées n’ont pas vieillies et sont maintenant nécessaires à mon évolution et à mon épanouissement personnel.

C’est pourquoi je désire partager avec vous ma liberté créatrice!


Me voilà, Maty, 33 ans, artiste plasticienne, je réalise des collages sur toiles, mais pas que.

Le point de départ de la technique artistique qu’est le collage, est la déconstruction.

Cette méthode est un moyen d’expression sans commune mesure pour recréer un univers grâce aux jeux de découpes et de superpositions des illustrations, des photographies et des papiers de couleurs. Les images qui nous inondent tous les jours sont une source d’inspiration extraordinaire pour la personne contemplatrice, rêveuse et admirative que je suis. Ainsi, le processus de décomposition puis d’association de ces images me permet aujourd’hui de vivre mon rêve créatif. 

En termes d’inspirations, je suis sensible à l'émotion intellectuelle du mouvement Dada* et au travail de l'artiste Hannah Höch. Souvent qualifié d'anti-art, le surréalisme et le chaos esthétique de ce mouvement résonnent en moi comme une symphonie puissante et désordonnée. J’affectionne tout particulièrement le souffle féministe qui émane de l’univers punk de l’artiste Linder Sterling.

En tant que jeune femme métisse, les notions de mélange et d’émergence de corps issues de la composition des différences, sont des phénomènes qui m’ont construite. C’est pourquoi, j’ai plaisir à vous présenter aujourd'hui mes propres compositions, qui je l'espère, vous plairont.

A bientôt,

Maty :)

Dada : mouvement intellectuel, littéraire et artistique qui se caractérise par une remise en cause de toutes les conventions et contraintes idéologiques, esthétiques et politiques.

(source wikipedia).

Lorsque on aborde la question de son métissage, Maty me parle du mélange des ethnies, des sangs, des couleurs, des gênes. Quand elle en parle, on dirait qu’elle réalise un tableau. A ce moment, je pense aux collages qu’elle réalise : assemblages de matières, papiers, photos, colle, d’où surgissent des personnages surréalistes. Des êtres hybrides, protéiformes, parfois disproportionnés qui composent un univers onirique et/ou glam porn.
— Clara Autuly - Mixologies

 

Portrait rédigé par mon amie Clara Autuly pour Mixologies (Human cocktails) : 

Prénom : Maty
Age : 33 ans
Profession (s) : Artiste plasticienne (Collage)
Mix : Sénégal x Russie x France 

Lorsque on aborde la question de son métissage, Maty me parle du mélange des ethnies, des sangs, des couleurs, des gênes. Quand elle en parle, on dirait qu’elle réalise un tableau. A ce moment, je pense aux collages qu’elle crée depuis peu : assemblages de matières, papiers, photos, colle, d’où surgissent des personnages surréalistes. Des êtres hybrides, protéiformes, parfois disproportionnés qui composent un univers onirique et/ou glam porn. 
Maty se dit influencée par le mouvement Dada et plus particulièrement l’artiste Hannah Höch.

 

Back to her roots
Elle décrit son père comme un « beau mec du bled », du Sénégal et sa mère comme une belle blonde franco-russe un peu froide. Dans les années 80, ces deux-là se rencontrent à la Gare du Nord sur leur trajet quotidien. De cette histoire d’amour dont elle ne connaît pas très bien les détails naîtra Maty, fille unique.
Maty est allée de nombreuses fois au Sénégal, pays qu’elle adore mais elle ne connaît pas la Russie, sa mère non plus. L’Afrique a toujours été présente dans sa vie mais paradoxalement pas grâce à son père. C’est par sa mère, franco-russe, celle-ci cuisine des plats sénégalais, s’habille en boubou, fais brûler du thiouraye et écoute la musique de Youssou N’Dour.
Maty ne parle ni russe ni wolof mais comprend seulement quelques mots en wolof. 

Une créature non répertoriée
« Moi quand je me vois, je vois une tête d’Alien ! » 
Et ça m’interpelle cette histoire d’Alien. 
« Alien » : nom Masculin. Etre venu d’ailleurs, extra-terrestre. Au figuré, personne étrangère à un milieu ; espèce animale ou végétale qui apparaît dans un milieu qui n’est pas le sien. Elle se décrit : un visage ovale avec un grand front tout en me montrant l’émoticône Alien sur son téléphone pour illustrer son propos... « Tu vois bien que je lui ressemble ? » « Euh… » 

Elle insiste sur ses traits particuliers : son front très africain contrastant avec sa petite mâchoire, ses lèvres bicolores ; ses longues mains toutes maigres avec de petits poignets... comme son père. 

Elle voit le mélange quand elle se regarde ! On parle de sa couleur, elle se trouve jaune. On cherche alors son pantone sur Internet, pour vérifier nous regardons le travail d’Angelica Dass : « Humanae» http://humanae.tumblr.com/ pour trouver la référence qui lui correspond... 

Une identité plurielle
Son style hétéroclite mêle pièces vintage et contemporaines, bijoux ethniques, rétros ou art-déco. Elle joue à créer des costumes, composés d’imprimés en tous genres, robes gipsy, rock ou classy, crop tops, boots grunge ou talons aiguilles… 

Maty, elle casse les codes en n’étant jamais là où on l’attend ! 

Appartenir ou n’appartenir
Ni noire ni blanche, Maty se sent un être humain avant tout. Elle n’appartient à aucune communauté hormis celle du genre humain. Sa richesse c’est de ne pas être dans un moule ; elle se sent libre vis-à-vis des deux communautés, appartenant à la fois aux deux et à aucune. C’est cette liberté qui la caractérise : Maty refuse les diktats et conventions en particulier ceux qui emprisonnent les femmes et leur corps.
Au niveau artistique, elle se reconnaît dans les valeurs dadaïstes de dérision et de jeu avec les convenances et les conventions. Inclassable, hors normes, universelle. 

Clara Autuly